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Regards de Femmes dénonce les violences perpétrées dans l’agglomération lyonnaise

L'association "Regards de Femmes" dénonce les violences perpétrées dans l’agglomération lyonnaise contre des jeunes filles qui veulent simplement avoir accès à leur autonomie et à leur émancipation, avoir des activités professionnelles et choisir leur compagnon.

Mouna Hadhek a été enlevée par ses frères, en plein jour, le 16 septembre, à une station d’autobus, à Lyon. Trainée de force jusqu’à la voiture paternelle, elle criait aux personnes présentes d’alerter la police. Plusieurs témoins, choqués par la violence de la scène, l’ont fait et ont noté le numéro d’immatriculation, ce qui a permis à la police de retrouver très vite la jeune fille et de la soustraire à ses ravisseurs, sa famille. (cf la suite)

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Encore des violences perpétrées dans l’agglomération lyonnaise contre des jeunes filles qui veulent simplement avoir accès à leur autonomie et à leur émancipation, avoir des activités professionnelles et choisir leur compagnon.

Mouna Hadhek a été enlevée par ses frères, en plein jour, le 16 septembre, à une station d’autobus, à Lyon. Trainée de force jusqu’à la voiture paternelle, elle criait aux personnes présentes d’alerter la police. Plusieurs témoins, choqués par la violence de la scène, l’ont fait et ont noté le numéro d’immatriculation, ce qui a permis à la police de retrouver très vite la jeune fille et de la soustraire à ses ravisseurs, sa famille.

Plusieurs membres de Regards de Femmes assistaient au procès qui a eu lieu hier (18-10-2011). Les frères ont nié toutes contraintes ou violences à l’égard de leur sœur, malgré les preuves évidentes. Les traces de coups constatés auraient pu être reçus auparavant, ils ne veulent pas que leur sœur « traîne » et auraient organisé le rapt pour que leur sœur aille souhaiter de bonne fêtes à leurs parents !

Lors du procès, nous avons appris que la sœur ainée avait été mariée sous contrainte pendant les vacances en Tunisie l’été 2010. Revenue en France à l’automne, elle n’a jamais voulu déclencher la procédure d’accueil de son mari. En juin 2011, lorsque toute la famille devait partir à nouveau en Tunisie, où sa jeune sœur risquait d’être elle aussi mariée sous la pression familiale, les 2 sœurs ne sont pas parties, se sont réfugiées d’abord chez des relations puis pendant l’été ont trouvé un appartement, du travail.

Inacceptable pour les frères, qui dès leur retour en septembre ont recherché leur sœur et l’ont enlevé.

Les deux jeunes femmes n’étaient pas présentes au procès, elles vivent dans la crainte. La plaidoirie de leur avocate a bien montré la réalité des violences subies, psychologiques et physiques accompagnées de la rétention de papiers administratifs. Les réquisitions du parquet ont rappelé aux frères qu’ils n’ont pas le droit de faire violence à leur sœur ni de lui imposer lieu de résidence, fréquentation ou mariage. La procureure a demandé, puisque les frères n’avaient aucun antécédent judiciaire, une peine de 6 mois de prison avec sursis, une mise à l’épreuve de 2 ans et interdiction de rencontrer la victime. Le tribunal l’a suivi.

Pour information, voici le lien avec l’article du Progrès de ce matin

http://www.leprogres.fr/rhone/2011/10/18/six-mois-avec-sursis-requis-contre-les-freres-voulant-marier-leur-soeur-de-force

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