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Que sont devenus les rêves d’un droit universel pour les femmes comme pour les hommes ?

Que sont devenus les rêves d’un droit universel pour les femmes comme pour les hommes ? Si les femmes ne se mobilisent pas ils sont en grand danger ! Tel a été le message des intervenantes lors de la journée débat organisé le 13/11 par la LDIF et Femmes Solidaires sur les les 30 ans de la CEDAW.

-------------------------------Communiqué de presse
Conférence-débat organisée par
Femmes Solidaires et la Ligue du Droit International des Femmes fondée par Simone de Beauvoir
Vendredi 13 novembre 2009 (9h30-17h)
Au Sénat
Salle Monnerville
15 ter, rue de Vaugirard - 75006 Paris


Saviez-vous qu’il existe depuis 30 ans une convention des Nations-Unies posant les bases d’un droit universel des femmes, la convention pour l’élimination des discriminations faites aux femmes dite CEDAW ?
Saviez-vous aussi que les Etats-Unis ne l’ont pas ratifiée ?
Pourtant 180 pays l’ont fait sur les 191 Etats représentés à l’ONU. Mais il ne faut pas s’y tromper, c’est l’un des textes qui compte le plus grand nombre de ‘réserves’ remettant en cause sa portée réelle. Le plus souvent ces réserves sont motivées par une incompatibilité entre la ‘charia’, et les droits affirmés par la convention. Quel meilleur aveu du caractère rétrograde de la loi religieuse ?
Partout des femmes se lèvent et protestent contre ces réserves en produisant des ‘ contre-rapports’ exigeant la reconnaissance de leurs droits propres, qui seront au centre des débats de la journée du 13 novembre au Palais du Luxembourg. Un moment fort de la journée débat, sera le témoignage de « femmes debout » qui luttent au quotidien pour changer le cours de l’histoire des femmes. Elles s’appellent Djemila Benhabib, Sarah Ourahmoune, Caitlin Buchman et Kahina Benziane (pour en savoir plus lire les fiches jointes).
Plus personne ne peut plus ignorer que les Nations-Unies, auparavant levier de la promotion des droits de l’Homme, sont en crise. Après le lamentable spectacle donné par la conférence Durban II en avril dernier à Genève, et avant la conférence mondiale sur les femmes Pékin+15, à New-York en mars 2010, les enjeux pour les femmes, pour l’universalité des droits et pour la démocratie sont majeurs.

Liste des Intervenantes
Michèle André, Sénatrice (Puy de Dôme), Présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat
Djemila Benhabib, journaliste algéro-canadienne, auteure de « ma vie à contre Coran »
Kahina Benziane, une féministe d’aujourd’hui qui s’est « construite » en France
Sophie Bessis, Secrétaire Générale adjointe de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), ancienne rédactrice en chef de « Jeune Afrique », directrice de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS)
Rachel Eapen Paul, indienne et norvégienne, en congé temporaire de Gender Equality and Anti-discrimination Ombud en Norvège, est actuellement directrice des programme au Moyen Orient pour NCA ( Norvegian Christian Aid), en particulier pour la mise en oeuvre de la résolution sur la participation des femmes au processus de paix
Bernice Dubois, représentante du MAPP (Mouvement pour l’abolition de la prostitution et de la pornographie) à l’ONU, animatrice depuis 1990 de la Commission contre les extrémismes religieux de la CLEF (Coordination française pour le lobby européen des femmes)
Christiane Hummel, Sénatrice du Var
Françoise Gaspard, ancienne vice-présidente et experte auprès du Comité CEDAW jusqu’en 2009
Caitlin Kraft Buchman, Américaine vivant en Suisse, membre du comité national du Parti démocrate (DNC), elle représente les démocrates de l’étranger à Washington. Elle est membre du Conseil du Caucus des Femmes au DNC. Elle a écrit la Résolution pour la ratification de la CEDAW qui a été votée à l’unanimité par le DNC cet automne.
Anne Marie Lizin, Sénatrice, ancienne présidente du Sénat belge, fondatrice du réseau contre les crimes dits « d’honneur » ( HOCRINT)
Malka Marcovich, historienne, consultante internationale pour les droits humains et droits des femmes, membre du bureau international de la « Coalition against trafficking in women »
Sarah Ourahmoune, championne du monde de boxe, triple championne européenne et quintuple championne de France
Nicole Renault, ancienne conseillère à la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, déléguée de la CLEF pour le CIDFF de Paris, membre du RAJFIRE (réseau pour l’autonomie juridique des femmes immigrées et réfugiées)
Sabine Salmon, Présidente de l’association Femmes solidaires
Annie Sugier, Présidente de la Ligue du droit international des femmes fondée par Simone de Beauvoir
Linda Weil- Curiel, avocate au Barreau de Paris

Portraits des « quatre femmes debout » qui s’exprimeront.

Djemila Benhabib
Djemila vient de publier un livre au titre décapant « ma vie à contre-Coran » (éditions Groupe Livre, Quebecor Media).
Née en Ukraine en 1972 elle grandit à Oran dans une famille de scientifiques engagés dans les luttes politiques et sociales. Très tôt elle prend conscience de la condition subalterne des femmes dans son pays, l’Algérie. Condamnée à mort par les islamistes, sa famille se réfugie en France en 1994. En 1997 Djemila s’installe seule au Québec où elle suit des études de physique et de droit international. Elle travaille actuellement pour le gouvernement du Canada. Dans son livre, Djemila dénonce haut et fort les manoeuvres des islamistes qu’elle connaît si bien. Elle les a vus en action en Algérie, en France et au Québec, et elle proclame qu’il est temps que d’autres voix de culture musulmane se fassent entendre.

Sarah Ourahmoune
Sarah est une sportive de haut niveau dans une discipline qui fait d’elle une pionnière : la boxe féminine. Championne du monde, quintuple championne de France et triple championne d’Europe des moins de 48 kg.
Née à Sèvres, en banlieue parisienne, la boxeuse française était bien la meilleure de la finale des Mondiaux à Ningbo en 2008. Elle a récupéré son titre de championne du monde après la suspension pour dopage de la Chinoise Chen Ying. Sarah Ourahmoune s’entraine en mixte dans le club Boxing Beats Auber, créé en 1999 à l’initiative de l’ancien boxeur de haut niveau et actuellement éducateur sportif, Saïd Bennajem. Sarah est un exemple pour les jeunes, garçons comme filles, à un moment où les pouvoirs publics s’inquiètent de la disparition progressive des filles des clubs sportifs pour des motifs culturels et religieux ( cf Brigitte Deydier rapport sur les femmes et le sport - 2004)

Kahina Benziane
Kahina, au-delà de la mort de sa soeur, Sohane, et à travers le combat qu’elle a mené pour sa mémoire, a su se construire en féministe d’aujourd’hui qui regarde la vie en face.
Née en Algérie, elle a construit toute sa vie en France. Titulaire d’un diplôme de DRH obtenu à l’université de Champs-sur-Marne elle s’est engagée dans la vie active en choisissant de se lancer dans les médias.
Elle porte en elle le souvenir d’une soeur morte brûlée vive le 4 octobre 2002 à Vitry-sur-Seine, au pied d’une tour de la cité Balzac. Il s’agissait d’une punition délibérée et non pas d’un geste de dépit amoureux, car Sohane avait tenu tête au petit chef de la cité. Ce jour là, Kahina se révèle, crie sa colère et sa révolte. Elle deviendra pour les medias, au long des années qui vont précéder le procès du meurtrier, l’image d’une Antigone moderne qui refuse l’oubli.
Faisant le lien entre Sohane, celle qui a dit non, et les actions féministes, elle rendra hommage à Simone de Beauvoir :
« Son analyse me donne la sensation qu’elle est intemporelle. Pire encore, aux difficultés déjà identifiées par Simone de Beauvoir, s’y ajoutent de nouvelles. En effet, si en France, être une femme libre est entré dans les moeurs, le système et certaines personnes, nous font payer cette liberté ».

Caitlin Kraft Buchman
Américaine vivant en Suisse, membre du comité national du Parti démocrate (DNC), elle représente les démocrates de l’étranger à Washington. Elle est membre du Conseil du Caucus des Femmes au DNC. Elle a écrit la Résolution pour la ratification de la CEDAW qui a été votée par le DNC à l’unanimité cet automne.
Née à New York, Caitlin milite pour les droits humains dans tous les domaines. Elle est membre du Conseil de Human Rights Watch. Intéressée par l’éducation donnée dans les écoles à ce sujet, elle est membre du Conseil de Fondation de l’Ecole Internationale de Genève, membre du comité de la planification stratégique et membre du groupe de travail du Conseil sur l’environnement. Elle a été Directrice générale d’un vaste réseau médical suisse conçu pour aider les médecins à pratiquer une médecine de plus haute qualité à moindre coût ainsi que consultante pour des médias internationaux.

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