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Conférence de Kaboul du 20 juillet

Ce qui se passe aujourd’hui en Afghanistan concerne au premier chef tous les mouvements qui à travers le monde soutiennent que l’évolution d’une société ne peut se faire sans l’affirmation du droit des femmes. La recherche de la paix en Afghanistan ne saurait justifier un retour à la barbarie pour les femmes afghanes.
La LDIF se réjouit de constater que la pression internationale exercée par les mouvements féministes mobilisés par l’association Negar, a pesé fortement sur les travaux de la « Jirga consultative pour la paix ». Ainsi, sur les 1600 délégués rassemblés les 2-4 juin à Kaboul, 22% étaient des femmes. Ainsi, chaque commission comptait une femme parmi ses responsables et, geste symbolique, ce sont des femmes qui ont donné lecture des conclusions des commissions. Enfin, le discours de clôture de la Jirga a confirmé que les taliban devaient respecter la Constitution, dont l’article 22 du chapitre II garantissant les droits des femmes.

La LDIF s’inquiète cependant, des recommandations émises par le gouvernement afghan demandant que les taliban soient retirés de « la liste noire » onusienne et que tous les taliban emprisonnés soient libérés, alors même qu’il s’agit de criminels de guerre notoires.

La LDIF note avec préoccupation la démission à la suite de cette prise de position du gouvernement du président Karzaï, de deux personnalités respectées, le ministre de l’intérieur et le chef de la Direction Nationale de la Sécurité.
Que restera-t-il des conclusions de la Jirga si une telle évolution se poursuit ?

Voilà pourquoi la LDIF se montrera attentive à la prochaine échéance du processus en cours : la Conférence Internationale de Kaboul, prévue le 20 juillet, qui réunira les représentants des 70 pays. Elle exhorte les pays participants à ne pas oublier qu’en condamnant les femmes à la barbarie c’est toute la société qui en payera les conséquences et que l’effet sur le monde libre sera incontestable à terme.

Annie Sugier,
Présidente

LDIF, La Ligue du Droit International des Femmes
6 place Saint Germain des Près 75005 PARIS France
Fax : +33.1.45.49.16.71