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Du bon usage des mots terrorisme et assassinat

La jeune humanitaire britannique Linda Norgrove est-elle morte simplement pour s'être trouvée au mauvais moment et au mauvais endroit ? Osons dire qu'elle a été assassinée par de lâches terroristes et qu'aucune cause ne justifiera jamais ces crimes à répétitions sur celles et ceux-là même qui se mis au service des autres"

La suite :

Actualité : encore une otage assassinée en Afghanistan

Linda Norgrove ne sourira plus.

Elle ne fera plus ni vélo ni randonnée, deux de ses grandes passions.

Et surtout elle ne pourra plus jamais aider personne, cette jeune travailleuse humanitaire passionnée, habitée par sa vocation, tout comme Michel Germaneau.

Elle avait 36 ans, le même âge que Karen Woo, une autre humanitaire britannique tuée en Afghanistan au mois d’août.

Parce qu’elle a été assassinée (oui, assassinée, pas "exécutée" comme le titrait bien à tort l’article du Monde) par ses ravisseurs lors d’une tentative militaire de sauvetage raté, on peut déjà voir poindre l’indécente polémique :

c’est la faute de l’intervention des soldats américains.

Et puis, de toutes façons, c’est la faute de la présence des troupes de la Coalition.

Et puis c’est la faute de l’otage elle-même qui n’aurait pas du aller faire de l’humanitaire dans un pays occupé militairement !

Bref c’est la faute de tout le monde sauf des talibans.

L’ imbécile aveuglement idéologique s’accompagne d’une monstrueuse indifférence, au sort d’une humanitaire européenne comme au sort des femmes afghanes.

Les droits humains, ce n’est pas pour elles !

N’en déplaise aux donneurs de leçons, adeptes du "yaka" et du "yavékapa", les responsables de la mort d’un-e otage, ce sont toujours ses ravisseurs.

Victoria Wilson.

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