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ONU - L'Assemblée générale adopte la résolution sur le dénigrement des religions

Au moment même où l'ONU, en Assemblée générale adopte la résolution sur le dénigrement des religions. - on notera ( cf information ci-dessous) que seul l'islam est spécifiquement mentionné - ce sont bien des lois islamiques qui sont la cause de l'assassinat de deux femmes, une très jeune fille en Somalie, l'autre, une féministe mère de famille dans la province du Kurdistan Irakien. La jeune fille qui a été lapidée cette semaine en Somalie était âgée de treize ans, et non de vingt-trois ans comme l'indiquaient de précédentes informations. Elle avait été accusée d'adultère, une infraction au regard du droit islamique( cf ci-dessous commuiqué d'Amnesty International); l'autre qui a été décapitée dans sa maison, était une activiste communiste féministe ( communiqué suivant de Azar Majedi,President of Organisation for Women's Liberation-Iran)

1.ONU - L'Assemblée générale adopte la résolution sur le dénigrement des religions. Seul l'islam est spécifiquement mentionné.
jeudi 18 décembre 2008

L'Organisation de la conférence islamique est en contrôle de l'ONU

Cette résolution non contraignante est mentionnée dans la Résolution sur l'élimination de toutes les formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction. Cette dernière résolution devrait être incorporée dans une déclaration à être adoptée à la Conférence Durban 2 qui se tiendra à Genève en avril 2009.

Le droit international évolue donc dans le sens de la prohibition du blasphème, et de la justification de la persécution des opposants aux régimes islamiques.

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Résolution IV portant le titre « Lutte contre le dénigrement des religions »

Adoptée par 86 voix pour, 53 voix contre, 42 abstentions

Dans le préambule de la résolution IV portant le titre « Lutte contre le dénigrement des religions », l'Assemblée générale note avec une vive inquiétude les graves manifestations d'intolérance, de discrimination et de violence fondées sur la religion ou la conviction, les actes d'intimidation et de coercition motivés par l'extrémisme, religieux ou autre, qui se produisent dans de nombreuses régions du monde.

Elle s'inquiète aussi de l'image négative que les médias donnent de certaines religions et l'institution et l'exécution de lois et de mesures administratives qui établissent expressément une discrimination fondée sur l'origine ethnique ou l'appartenance religieuse à l'encontre de certaines personnes, et en particulier depuis les événements du 11 septembre 2001, dont les membres des minorités musulmanes.

Elle se déclare profondément préoccupée par les représentations stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d'intolérance et de discrimination en matière de religions ou de convictions que l'on observe encore dans le monde. L'Assemblée constate avec une profonde inquiétude à cet égard que l'islam est souvent et faussement associé aux violations des droits de l'homme et au terrorisme.

Elle insiste sur le fait que, selon le droit international des droits de l'homme, chacun a droit à la liberté d'opinion sans restriction et à la liberté d'expression, dont l'exercice comporte des responsabilités et des devoirs particuliers et peut par conséquent être soumis aux restrictions qui sont prescrites par la loi et nécessaires au respect des droits ou de la réputation d'autrui, à la protection de la sécurité nationale ou à celle de l'ordre public, de la santé ou de la moralité publiques.

Elle réaffirme que la recommandation générale XV (42) du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale, dans laquelle celui-ci estimait que l'interdiction de la diffusion de toute idée fondée sur la supériorité ou la haine raciale était compatible avec le droit à la liberté d'opinion et d'expression, s'applique également à la question de l'incitation à la haine religieuse.

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L'Assemblée, par la résolution XIV intitulée « Élimination de toutes les formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction », ... condamne tout appel à la haine religieuse, à l'hostilité ou à la violence, qu'il soit fait usage pour cela de la presse écrite, des médias audiovisuels ou électroniques ou de tout autre moyen. Elle souligne également qu'aucune religion ne doit être assimilée au terrorisme et qu'il convient de renforcer le dialogue, notamment par l'intermédiaire de l'Alliance des civilisations et de son Haut Représentant...

vu sur http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1309



2. COMMUNIQUE D'AMNESTY INTERNATIONAL


Une mineure lapidée en Somalie
31 octobre 2008

La jeune fille qui a été lapidée cette semaine en Somalie était âgée de treize ans, et non de vingt-trois ans comme l'indiquaient de précédentes informations. Elle avait été accusée d'adultère, une infraction au regard du droit islamique.

Aisha Ibrahim Duhulow a été exécutée lundi 27 octobre par un groupe de 50 hommes devant environ un millier de spectateurs dans un stade de Kismaayo, ville portuaire du sud de la Somalie. Les journalistes somaliens qui avaient indiqué qu'elle avait vingt-trois ans ont dit à Amnesty International qu'ils avaient estimé son âge en se basant sur son apparence physique.

Dans le stade, des miliciens ont ouvert le feu quand des personnes qui assistaient à l'exécution ont tenté de lui sauver la vie, et un jeune garçon simple spectateur a été tué par balle. Il a par la suite été signalé qu'un porte-parole de la milice Al Shabab avait présenté des excuses pour la mort du jeune garçon et fait savoir que le milicien responsable serait sanctionné.

De nombreux témoins ont dit à Amnesty International qu'au cours de la lapidation des infirmières ont été chargées de vérifier si Aisha Ibrahim Duhulow était toujours en vie. Elles l'ont déterrée, ont déclaré qu'elle était encore vivante, et l'ont ensuite replacée dans le trou où elle avait été partiellement ensevelie, afin que la lapidation se poursuive.

Aisha Ibrahim Duhulow avait été accusée d'adultère, mais certaines sources ont indiqué à Amnesty International qu'elle avait en fait été violée par trois hommes et qu'elle avait tenté de signaler ce viol à la milice Al Shabab qui contrôle Kismaayo. C'est dans ces circonstances qu'elle a été accusée d'adultère et placée en détention. Aucun des hommes qu'elle avait accusés du viol n'a été arrêté.

Elle a été détenue par une milice des autorités de Kismaayo, coalition constituée de la milice Al Shabab et de milices claniques. D'après les informations reçues, au cours de cette période elle était dans une grande détresse, et certaines personnes ont déclaré qu'elle avait commencé à présenter des troubles mentaux.

Amnesty International mène campagne pour qu'il soit mis fin à l'utilisation de la peine de lapidation, qu'elle considère comme une peine abominable et effroyable. L'exécution d'Aisha Ibrahim Duhulow montre à quel point cette peine est cruelle et fondamentalement discriminatoire à l'égard des femmes



3. A Communist Women's Right Activist Beheaded in Iraqi Kurdistan

Nahla Hussain, a women's rights activist and the leader of the women's league of the Kurdish Communist Party and mother of two children, was beheaded at her house in Kirkuk, in north of Iraq. She was alone in the house at the time of her death. According to the police some unidentified men have entered her house on Thursday night, but the circumstances that led to the attack are unknown.

However, violence against women who do not observe Islamic laws and dress code has become a common phenomenon in Iraq. Women's rights activists, secularists and communists are under constant threats by different reactionary factions, including the Islamists.

In the context of Iraqi society, "the circumstances that led to her death" are quite well known. Under the rule of nationalist parties in Kurdistan the violence against women has risen dramatically. Just recently the Sharia law became the governing law in Kurdistan. Moreover, since American led attack on Iraq, which unleashed Islamic and tribal terrorism, women have become victims of brutal violence and terrorism. Nahla Hussain was brutally murdered because of her convictions and political activities; this is a well-known fact. She was the victim of misogyny and reactionary forces.

This brutal murder must be condemned by all women's rights, freedom loving and progressive organisations. We must vigorously demand the arrest and punishment of these murderers by the government of Iraqi Kurdistan. This reactionary government by creating a de facto Islamic state and co-operating with the Islamic forces and exercising tribal and Islamic laws has created a safe heaven for the Islamists and forces of reaction. Women have become the main targets of these forces. These are the conditions that have led to Nahla Hussain's brutal murder and murder and maiming of hundreds of other women. We should try and put an end to these bloody and inhuman conditions in Iraq.

Azar Majedi

President of Organisation for Women's Liberation-Iran

Member of coordination committee of European Feminist Initiative

20 December, 2008

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