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En juillet 1996 dans la ville d’Atlanta, à la veille de la cérémonie d’ouverture, des représentant(e)s d’ATLANTA + manifestaient dans la rue et obtenaient d’être reçu(e)s par des dirigeants du CIO (lettre des athlètes afghans au CIO).
Une délégation d’ATLANTA + s’est rendue à Atlanta, organisé une conférence de presse et une manifestation sur place, obtenu d’être reçue par les dirigeants du CIO. Ceux-ci se sont engagés à une utilisation équitable des "fonds de la solidarité" pour des projets bénéficiant aux femmes sportives du Tiers-Monde. Cette action a été précédée, en France avec le soutien du SNEP et de sportives de haut niveau, par une manifestation au siège du Comité National Olympique Français et une campagne de signatures. Grâce à la pression exercée par ATLANTA +, le nombre de délégations excluant les femmes est passée de 35 à Barcelone à 26 à Atlanta. Ainsi, l’Iran, cible des attaques d’ATLANTA +, décidait finalement d’envoyer une femme, qui fut le porte drapeau de la délégation iranienne.

En 1999 , participation aux Assises Nationales Femmes et Sport en France Les fondatrices d’ATLANTA + ont participé activement au groupe de travail international mis en place par le Ministre de la Jeunesse et des Sports qui a repris dans son discours de clôture des Assises les propositions concernant l’intérêt de soutenir auprès du CIO la constitution aux Jeux Olympiques de Sydney d’une délégation d’athlètes femmes et hommes d’Afghanistan : "Nous allons avoir un sujet fort à aborder dans les semaines et les mois qui viennent : ce sont les Jeux Olympiques de Sydney", "Est-ce qu’on laisse à la décision de certains gouvernements le choix d’envoyer ou non des femmes ?" "Le mouvement olympique international, avec le soutien des Etats, insiste pour que les délégations olympiques comportent des femmes, mais dans le cas où l’on sait que certains régimes se refuseront à le faire, je pense à des pays comme l’Afghanistan ou à d’autres, est-ce qu’il n’y a pas une responsabilité du mouvement olympique d’inviter lui-même, à titre individuel, des athlètes femmes et hommes aux Jeux Olympiques de Sydney qui pourraient à ce moment-là défiler sous la bannière olympique ? C’est une proposition de l’association ATLANTA + que l’on peut reprendre".

En 2000, intervention aux JO de Sydney
En septembre 2000, le rendez-vous des jeux de Sydney a été l’occasion de franchir un pas supplémentaire. La cible d’ATLANTA + fut l’Afghanistan. L’association s’est opposée à l’invitation d’une délégation d’observateurs talibans et a organisé le voyage à Sydney d’une délégation de trois sportifs afghans, deux filles et un garçon. Une rencontre a eu lieu avec le CIO qui a reconnu la qualité de l’action menée par l’association et accepté symboliquement d’inviter les trois jeunes afghan(e)s à la cérémonie d’ouverture. Le nombre de pays excluant les femmes de leur délégation est passé de 26 à Atlanta à 8 à Sydney.

En août 2004 intervention aux Jeux Olympiques d’Athènes.

Le 11 août, le Comité ATLANTA+ a tenu une conférence de presse sous le haut patronage de la maire d’Athènes. Participaient à cette conférence notamment les athlètes de la délégation d’Afghanistan composée de femmes et d’hommes et dont la porte drapeau était une jeune femme ! A la suite de cette rencontre, a eu lieu une manifestation de la délégation du Comité ATLANTA+ au pied de la statue représentant le buste de Mélina Mercouri. Une banderole dénonçant l’absence de femmes de la délégation d’Arabie Saoudite aux Jeux d’Athènes a été déployée. Les représentantes du Comité ATLANTA+ ont également été reçues par des responsables du CIO, en particulier par l’ancienne membre du Comité exécutif, Anita deFranz.

Il faut rappeler que, dans le cadre de la préparation des actions que le Comité ATLANTA+ comptait mener à Athènes, celui-ci avait demandé à rencontrer le président du CIO, Jacques Rogge. Cette rencontre eut lieu à Bruxelles, en mars 2004 à l’occasion d’un débat organisé par la présidente du sénat belge, Anne-Marie Lizin. La rencontre entre les fondatrices du Comité ATLANTA+ et Jacques Rogge se déroula après le débat dans un salon séparé.

Il faut souligner aussi que, au lendemain des Jeux d’Athènes, le Comité ATLANTA+ adressa une lettre/bilan au président du CIO, demandant la création d’un groupe de travail sur la question de la participation des femmes dans toutes les délégations et pour s’indigner du fait que lors de la cérémonie de clôture des Jeux, parmi les quelques personnalités qui avaient été invitées à se tenir auprès du président du CIO sous la bannière olympique, il y avait une femme voilée de la tête aux pieds : il s’agissait d’une ancienne nageuse égyptienne, Rania Elwani. C’est oublier que le voile est le meilleur garant de la ségrégation entre les hommes et les femmes et interdit naturellement…la natation !

Rappelons également que le Comité ATLANTA +, alors que Marie-Georges Buffet était Ministre de la Jeunesse et des Sports, l’avait sensibilisée au thème de l’exclusion des femmes de certaines délégations des Jeux Olympiques. Madame Buffet avait soutenu l’initiative du Comité à Sydney et crée une association spécifique "pour une délégation afghane de femmes et d’hommes aux Jeux Olympiques d’Athènes en 2004".

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